Un hiver chaleureux et chantant. Les villancicos, les chants de Noël andalous, passent des artistes aux écoliers de Baccarat, puis, à l’approche des fêtes, des écoliers aux personnes âgées de la Maison hospitalière : un cadeau préparé en classe, puis partagé en live.
Le flamenco se transmet de bouche à oreille, de génération en génération. En décembre, deux classes de Baccarat reçoivent des artistes les palmas, le compás et les villancicos, les chants de Noël andalous.
Une semaine plus tard, à l’approche des fêtes, les enfants les apportent aux résidents de la Maison hospitalière. Des voix claires dans la salle, des mains qui cherchent le rythme, des visages qui s’éclairent : le temps d’un matin, les âges se rejoignent.
Deux services, deux groupes d’élèves. On écoute d’où viennent ces chants, puis on met les mains dedans : palmas, compás, un refrain. Ce qui se construit ce jour-là sera présenté une semaine plus tard aux résidents de la section EHPAD de la MHB.
Quarante-cinq minutes dans la salle de la section EHPAD de la MHB. Les élèves des deux écoles présentent les villancicos travaillés avec les artistes ; les résidents, qui ont peint les formes de l’arbre à livres en juin, sont cette fois le public. C’est le dernier rendez-vous de l’année.
Les villancicos du 11 décembre referment l’année anniversaire. Ce qui a été appris reste pourtant en circulation : les élèves gardent le compás dans les mains, et les résidents de la section EHPAD de la MHB ont vu revenir chez eux, en chansons, le projet auquel ils avaient prêté leurs pinceaux six mois plus tôt.
Les formes dessinées par Laureline Lecossois, peintes par les participants, et l’arbre à livres « Cultures du monde » continuent, eux, de circuler sur le territoire. Des graines de spectacles ont été semées, des liens se sont créés.